jeudi 8 juin 2017

Cours élémentaire - Dictée à préparer N°2




Dictée à préparer



Les pommiers sauvages éparpillaient sur nos têtes les pétales roses de leurs branches épanouies. Une odeur de pins emplissait l’air. Les petits oiseaux nous réjouissaient de leur musique rapide.

André Theuriet




Exercice N°1

Copier les mots suivants :

le printemps ——————————

un pommier ——————————

sauvage ————————————

un pétale ———————————

branche ———————————-

petit —————————————



Exercice N°2

Citer 4 mots se terminant comme :

pommier ———————————————————————

odeur ————————————————————-----------

pin------------------------------------------------------------------------

oiseau-----------------------------------------------------------------




Exercice N°3
 
Relevons les verbes de la dictée.
 
A quel temps sont-ils conjugués ?



















mercredi 7 juin 2017

Niveau Certificat d'études - 8-Bernard Palissy



Bernard Palissy  
1510 - 1590






Bernard Palissy



Tandis que Bernard Palissy vivait obscurément à Saintes, ses yeux tombèrent un jour sur une coupe de terre tournée et émaillée, d'une telle beauté qu'il se sentit saisi d'un irrésistible désir d'arriver à reproduire lui-même un ouvrage aussi parfait. Il pensait avec raison que, grâce à son talent de peintre, il parviendrait bientôt à faire des vaisseaux de terre d'une belle ordonnance, s'il pouvait seulement pénétrer le secret de la fabrication des émaux.

Ses essais furent longtemps infructueux, et la misère ne tarda pas à pénétrer dans sa maison. Malgré les améliorations successives, il attendit pendant plus de vingt ans que la réussite vint le dédommager de sa peine. Réunissant enfin toutes ses ressources, il veut faire une tentative suprême ; car il sent que dans la cuisson de ce nouvel essai repose la dernière de ses espérances. Il court à son jardin, en arrache les treillages, les brise, et bientôt le four est embrasé ; mais la flamme s'apaise et il voit avec effroi qu'elle menace de s'éteindre.

Alors Palissy, hors de lui, précipite dans le four ses meubles, les portes, les fenêtres, et même les planches de sa maison. Il faut qu'il ait du bois pour alimenter son four, et tout ce qui possède une propriété calorifique est impitoyablement sacrifié par lui. Palissy est ruiné !... mais enfin, le succès a couronné ses efforts ! Un long cri de joie frappe les voûtes de la cave et se fait entendre dans toute la maison ; et lorsque la femme de Palissy descend, elle trouve son mari debout, le regard fixé avec stupéfaction sur une porterie aux couleurs brillantes, qu'il tient dans ses deux mains.

Le succès de Palissy, si chèrement acheté, apporta de si notables changements dans sa position, que sa fortune fit bien des jaloux. Sa renommée se répandit au loin, et bientôt appelé par le roi à Paris, il reçut le brevet d'inventeur de rustiques figulines(1).




1- figuline : vase en terre cuite (https://www.littre.org/definition/figuline)






Bernard Palissy







Plat attribué à Bernard Palissy








jeudi 1 juin 2017

Cours élémentaire - Dictée à préparer N°1

Dictée à préparer




De temps en temps, une tuile roulait sur les toits, une porte se fermait avec force. L’eau tombait par torrents, les gouttières clapotaient, les rigoles se gonflaient comme des rivières.




Remarquons que le son "om" (tombait) s'écrit avec un "m" devant les lettres "b" et "p", comme les sons "em" et "am".





Remarquons l’orthographe des mots suivants et copions les :

un ouragan ——————————————

le temps ———————————————

une tuile ———————————————

la force ———————————————

une torrent ——————————————

une gouttière —————————————





Exercice N°1


Citons 4 mots se terminant comme gouttière ou rivière :








 
Exercice N°2

Dans la dictée relevons les mots au pluriel  :


















mardi 30 mai 2017

Cours Moyen - Dictée N°79 - La reine de la mer


(Venise - Peintre : Canaletto)







La reine de la mer



Venise est une ville d’un autre monde ; toute autre ne saurait lui être comparée, si l’on songe à sa mystérieuse et lugubre grandeur. Dès qu’on a mis le pied dans ses silencieuses gondoles vêtues de noir comme des catafalques, on oublie tout à coup le pays d’où l’on vient, pays de montagnes ou de sites ravissants, on est tout à Venise, et l’on se livre à une curiosité d’enfant, à une admiration d’artiste. C’est là surtout qu’on voyage dans la mort ; c’est le silence de la tombe, ou plutôt, c’est la tombe elle-même. Mais qui ne voudrait habiter un pareil monument, poème grandiose où l’architecture et la sculpture sont venues chanter tour à tour les plus belles strophes de la poésie orientale. Ses ennemis même considèrent cette ville avec douleur et respect. Venise est sortie de la mer belle et victorieuse ; mais par degrés, peu à peu la mer reprend son empire, la ville est chaque jour battue en brèche.

Aller à Venise pour les artistes, c’est aller en pèlerinage ; sa physionomie est tout autre qu’elle n’était jadis ; c’est une ville pleine d’enseignements, de tristesse et d’objets d’arts. Je ne saurais dire avec quelle pieuse ferveur, je saluai, dans le lointain, les dômes et les clochers. Non seulement l’idée de Dieu rayonnait sur ces églises, mais aussi le souvenir des Titien et des Véronèse, ces maîtres sublimes qui vivent au-delà du tombeau. Quand on arrive à Venise on est tenté de s’écrier comme le prophète devant Tyr : « Comment avez-vous péri, vous qui habitiez dans la mer ! O ville superbe ! les îles seront épouvantées en voyant aujourd’hui les vagues seules sortir des portiques de vos palais. »









 Véronèse



Le Titien



dimanche 28 mai 2017

Cours Moyen - Dictée N° 78 : L'école de mon enfance (Georges le Sidaner)





L’école de mon enfance





Comme elle était accueillante, de loin, notre école, au milieu des arbres, des jardins et des champs ! Comme il faisait bon dans la cour sous les marronniers dont les écorces de fruits piquaient les doigts. J’avais six ans. Je me mêlais aux autres. Les grands me bousculaient un peu, mais pas trop fort tout de même parce que j’étais le fils de la maîtresse. Un coup de sifflet, et les quatre classes s’alignaient… Nous entrions en classe dans un grand bruit de galoches. Les grands, plus sages, nous regardaient d’un air protecteur. Mais dès que nous étions assis, le rideau se levait sur notre éblouissement.





Georges le Sidaner



vendredi 19 mai 2017

Cours élémentaire - Dictée N°16 (Le soir à la campagne)




Le soir à la campagne



Je m'arrête au bord de la route, j'écoute : un rossignol chante, une grenouille coasse, un chat miaule. Je respire l'air pur, je suis heureux.





Remarquez l'orthographe des mots suivant : 

le soir,
la campagne,
je m'arrête,
le bord
un rossignol,
une grenouille,
un chat,
il miaule,
l'air,
je suis heureux




Le son an (ou am)

le manche - la jambe - camper - campagne.

Nous remarquons que le son "am" s'écrit avec un "m" devant les lettres "b" ou "p". 


Exercice :

Copiez les mots suivants en les complétant comme il convient (n ou m) :

ma--quer 

le ba--bin

la cha--bre

la la--pe

épouva--ter

fla--ber

la ba--de

le cha--pion

charma--t

l'espéra--ce

la cha--ce

un cha--pignon



Corrigé de l'exercice :


manquer 

le bambin

la chambre

la lampe

épouvanter

flamber

la bande

le champion

charmant

l'espérance

la chance

un champignon











samedi 13 mai 2017

Cours Elémentaire - Dictée N°15





J'ai un jeu d'échecs.

Tu as un cerceau.

Il a un vélo.

Elle a un collier de perles.

Nous avons des ballons.

Vous avez des quilles.

Ils ont des billes.

Elles ont des poupées.




mercredi 26 avril 2017

Niveau Certificat d'études - N°7 - Repoussé deux fois

Cardinal Mazarin




Repoussé deux fois




Un solliciteur vint un jour implorer Mazarin sans avoir soigné sa mise, comme on doit le faire quand on aborde un personnage puissant. Le cardinal n'aimait guère donner ; aussi s'empressa-t-il de congédier le quémandeur après l'avoir écouté à peine, sous prétexte que celui-ci n'avait point observé les lois de l'étiquette. Notre homme ne se tint pas pour battu. Quelques jours après, il vint de nouveau voir le ministre, mais avec un nouvel ajustement : il a, cette fois, une perruque neuve et bien noire, la moustache teinte, les joues fardées, un habit qui fait valoir sa taille ; bref, on lui donnerait vingt ans de moins que son âge. Le rusé ministre le reconnaît fort bien, mais il n'en laisse rien paraître. Il écoute le solliciteur, puis, avec un aimable sourire : "Je suis désolé de ne pouvoir vous accorder cette faveur, lui dit-il, mais je l'ai déjà refusée, il y a quelques jours, à monsieur votre père".






mardi 4 avril 2017

Cours Moyen - Dictée N°76 - Impressions du voyageur au milieu de l'océan





Impressions du voyageur au milieu de l'océan



Quel sublime tableau déroule l'océan aux regards de celui qui le parcourt pour la première fois ! Perdu dans l'immensité de ce désert mouvant, séparé de l'abîme sans fond par la frêle planche du navire, l'homme se livre tour à tour à des mouvements d'orgueil et d'effroi. La pensée de tout ce que peut son industrie, relève son imagination que la grandeur de la nature accable. Là, comme sur la terre, la nuit a ses beautés : reflétés et grossis par le miroir des eaux, les innombrables flambeaux qui brillent attachés à la voûte du firmament nous entretiennent de la puissance infinie qui a tout créé. L'homme frivole s'étonne de penser et de sentir ; le sceptique, de croire ; celui qui souffre, de retrouver espoir et courage ; avec la force qui peut tout, se révèle à notre âme la bonté qui console.


De Salvandy



 

mercredi 15 mars 2017

Cours Moyen - Dictée N°75 - Au temps des diligences (A. Lavergne)







Au temps des diligences



Au tournant de la route, une diligence peinte de jaune, rechampie de rouge criard, le tout atténué par le gris sale de la boue ou le gris blanc de la poussière, apparaissait tout à coup dans le poudroiement du soleil ; puis une autre,  une autre encore, jusqu'à six parfois, à peu d'intervalle. Traînées par des chevaux éreintés et si maigres que, pareilles aux cercles d'un tonneau, leurs côtes transparaissaient, elles roulaient lourdement, soulevant des tourbillons de poussière, dans un bruit saccadé de ferrailles et de bois creux, avec les allures dégingandées de canards apeurés. Le village qui somnolait entre ses montagnes semblait se réveiller à tout ce tintamarre que répercutaient les échos. En un clin d'oeil, la rue déserte s'animait.


A. Lavergne













dimanche 12 mars 2017

Cours Moyen - Dictée N°74 - Auprès du berceau (G. Flaubert)


Jean Carolus - Hush


Auprès de berceau


La veilleuse de porcelaine arrondissait au plafond une clarté tremblante, et les rideaux du petit berceau faisaient comme une hutte blanche. Charles regardait son enfant. Elle allait grandir  maintenant ; chaque saison, vite, amènerait un progrès. Il la voyait déjà revenant de l'école à la tombée du jour, toute rieuse, avec sa brassière tachée d'encre, et portant au bras son panier.

Ah ! qu'elle serait  jolie, plus tard à quinze ans, quand, ressemblant à sa mère, elle porterait comme elle, dans l'été, de grands chapeaux de paille. On les prendrait de loin pour les deux soeurs. Il se la figurait travaillant le soir auprès d'eux, sous la lumière de la lampe. Elle s'occuperait du ménage ; elle emplirait toute la maison de sa gentillesse et de sa gaieté.


d'après Flaubert

(Mme Bovary)

vendredi 10 mars 2017

6 - L'Alouette






L'alouette


L'alouette est le musicien des champs ; son joli ramage est l'hymne d'allégresse par lequel elle devance le printemps et accompagne le premier sourire de l'aurore. Ses accents sont les premiers qui frappent l'oreille du cultivateur vigilant. Son chant matinal était, chez les Grecs, le signal auquel le moissonneur devait commencer son travail, et il le suspendait au milieu du jour, à l'heure où elle cesse de se faire entendre. Elle se tait, en effet, pour un instant ; mais dès que le soleil s'abaisse à l'horizon, elle remplit de nouveau les airs de ses modulations variées et sonores. Elle se tait encore lorsque le ciel est couvert et le temps pluvieux ; du reste, elle chante pendant toute la belle saison. On la voit s'élevant, une courbe en forme de vis ; elle monte, elle monte toujours chantant et forçant sa voix à mesure qu'elle s'éloigne de terre, de sorte qu'on l'entend aisément, lors même qu'on l'a presque perdue de vue. Elle se soutient longtemps en l'air, elle descend lentement jusqu'à dix ou douze pieds au-dessus du sol, puis elle s'y précipite comme un trait ; sa voix s'affaiblit à mesure qu'elle en approche, et elle est muette aussitôt qu'elle s'y pose.











vendredi 6 janvier 2017

Cours Moyen - Dictée N°73 - Première journée d'hiver (Erckmann-Chatrian)



Daniel Van Der Putten






Première journée d'hiver



Un matin, en m'éveillant, je vis que l'hiver était venu. Sa blanche lumière remplissait ma petite chambre ; de gros flocons de neige descendaient du ciel par myriades et tourbillonnaient contre mes vitres. Dehors régnait le silence ; pas même une âme ne courait dans la rue ; tout le monde avait tiré sa porte. Les poules se taisaient, les chiens regardaient du fond de leurs niches, et, dans les buissons voisins, les pauvres verdiers, grelottant sous leurs plumes ébouriffées, jetaient ce cri plaintif de la misère qui  ne finit qu'au printemps. Moi, le coude sur l'oreiller, les yeux éblouis, regardant la neige s'amonceler au bord des petites fenêtres, je me figurais tout cela et je revoyais aussi les hivers passés. Je me représentais les glissades sur la rivière, les parties de traîneau, la bataille à coups de pelotes de neige, les éclats de rire, la vitre cassée qui tombe. Et moitié triste, moitié content, je me dis : "C'est l'hiver !".


Erckmann-Chatrian