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mardi 27 décembre 2016

Cours Moyen - Dictée N°71 - Nuit de Noël (Alphonse Daudet)








Nuit de Noël

Dehors, le vent de la nuit soufflait en éparpillant la musique des cloches, et, à mesure, des lumières apparaissaient dans l'ombre aux flancs du mont Ventoux, en haut duquel s'élevaient les vieilles tours de Trinquelage. C'étaient des familles de métayers qui venaient entendre la messe de minuit au château. Ils grimpaient la côte en chantant, par groupes de cinq ou six, le père en avant, la lanterne à la main, les femmes enveloppées dans leurs grandes mantes brunes où les enfants se serraient et s'abritaient. Malgré l'heure et le froid, tou ce brave peuple marchait allègrement, soutenu par l'idée qu'au sortir de la messe il y aurait, comme tous les ans, table mise pour eux, en bas dans les cuisines.

A. Daudet.








mardi 29 avril 2014

Cours Moyen - Dictée à préparer N°7 (Gourmandise)

Gourmandise



En chemin, nous nous arrêtions aux devantures des charcutiers et des marchands de comestibles. Mon grand-père étudiait du regard les bonnes choses exposées à l’étalage : les champignons, les crépinettes truffées, les galantines enveloppées d’un manchon de gelée transparente, les andouillettes appétissantes et dodues ; ses narines se dilataient et ses lèvres gourmandes devenaient humides. Parfois, quand la tentation était trop forte, il me poussait dans la boutique et nous jetions notre dévolu sur un friand morceau que le grand-père payait sans marchander.

A. Theuriet (La Princesse Verte)









Retenez :

la tentation

l’ambition

la contemplation

la précaution

la station

l’éruption

l’affection

l’hésitation

la fréquentation

Cours Moyen - Dictée à préparer N°6 (Une cour de récréation en automne)


Une cour de récréation en automne

Octobre finissait. Un ciel qui avait la couleur du saphir, l'éclat de l'été, tendrement se voûtait au-dessus des toits. Partout se répandait une ivresse de vendange.

La beauté des arbres l'augmentait jusqu'à l'inexprimable. C'étaient un tilleul, trois ou quatre marronniers, un érable et des charmes qui bordaient, à droite, les classes, à gauche, le gymnase, le préau... Les charmes avaient perdu déjà beaucoup de feuilles : mais les dernières, ovales, fines, rayées, demeuraient d'un vert limpide. Les marronniers resplendissaient comme des fontaines de pourpre et d'or ; l'érable inclinait des palmes de cuivre ; et le tilleul faisait bruire et scintiller d'innombrables médailles jaunes.

A. Thierry (Le sourire blessé)






1/ Retenons :

le saphir
l'asphyxie
la diphtérie
l'éléphant
le nénuphar
l'orphelin
le gymnase
la crypte
le cylindre
la dynamo


2/ Ne confondons pas :

la salle (le salon)
du linge sale
je sale la soupe





Cours Moyen - Dictée à préparer N°5 (Crépuscule)







Crépuscule

Le vent fraîchissait. L'ombre, à pas de velours, était venue surprendre les champs. 

Il ne montait plus que des bruits atténués. Les voix plus rares sonnaient étrangement devant les portes, et les petits se rapprochaient des seuils.

Soudain, une rainette lança sa note grêle puis deux chantèrent, puis trois, puis dix, puis mille. Mille voix graves et cristallines célébrèrent la nuit sereine ; elles venaient de partout, elles s'étalaient sur les champs apaisés, elles emplissaient d'une clameur souveraine tout le vide entre les choses ; un hymne monotone de bêtes mystérieuses montait de la terre vers les profondeurs de l'ombre.


E. Pérochon (Les Creux-de-Maisons)






Cours Moyen - Dictée à préparer N°4 (Le grand-père)






 
Le grand-père

.... Le matin, s’il n’était pas levé, tout le monde l’attendait. On savait qu’à son petit déjeuner, il finissait les restes de la veille : poulet, rôti de porc ou haricots froids. Au repas du soir, tous ceux de la famille qui prenaient place à table étaient tourmentés par cette préoccupation : laisser des restes, et des restes mangeables. Aussi chacun se servait du plus mal qu’il pouvait, hormis lui qui ne se doutait de rien. Parfois, il nous répétait, à chacun à tour de rôle : «Mais servez-vous donc, vous ne prenez rien !». Pour lui plaire, nous reprenions, qui un os, qui une aile de poulet, lui laissant le coeur, le foie, le blanc, les choses tendres pour le lendemain matin.

Maurice Fombeure (La rivière aux oies)










Retenons :

le déjeuner
le goûter
le dîner
le souper
le lever
le coucher



Ne confondons pas :

le coeur - le choeur -

le foie - la foi - une fois - la ville de Foix -

le porc - le port - un pore (de la peau) - 

la veille - une vielle - la vieille femme -

Cours Moyen - Dictée à préparer N°3 (La fête patronale)





Le fête patronale



Dans le cours de sa longue vie laborieuse, le paysan n’a que de rares jours de plaisir. Il ne sort guère de ses habitudes de frugalité et de travail que lorsqu’il va aux noces ou lorsqu’arrive le jour de la fête de son village. Cette fête patronale fait date dans l’existence du paysan. Très longtemps, à l’avance, on se prépare à la célébrer dignement. Pour cette époque, les jeunes filles réservent leur plus pimpante toilette, et les garçons amassent en secret des économies au fond de leur porte-monnaie. Pendant la semaine qui précède le jour férié, les ménagères se ruent en cuisine. Les fours flambent et, dans chaque maison, on voit les femmes, bras nus jusqu’aux coudes, pétrir et rouler la pâte qui servira à fabriquer toutes sortes de gourmandises.

A. Theuriet (La vie rustique)









Retenons :

le cours
le discours

guère
la guerre

la frugalité

le travail
je travaille

le sommeil
il sommeille







Cours Moyen - Dictée à préparer N°2 - Avant la course (Paul Morand)








Avant la course

Théâtralement, comme des gladiateurs, les concurrents, entourés de mécaniciens qui poussent les motocyclettes, font à pied le tour de la piste, au milieu des ovations de la foule. Ils sont beaux à voir avec leur casque de cuir, lourds de leurs jambières, de leur matelassage noir, de leur corset de couleurs vives qui porte un numéro peint sur le dos, pareils à des scaphandriers prêts à plonger dans les profondeurs de la vitesse. A cheval sur un tout petit réservoir, qui contient juste assez d’essence pour quatre tours, les pieds à terre, ces monstres terrifiants reçoivent l’hommage d’un petit chaperon rouge, d’une fillette qui vient leur offrir un bouquet de roses, pâles comme de la porcelaine.


Paul Morand










RETENONS :

théâtre
anthracite
arithmétique
orthographe
athlète
cathédrale

motocyclette
cycle
bicyclette
tricycle
encyclopédie

un scaphandrier
le diaphragme
une métamorphose









Cours Moyen - Dictée à préparer N°1 - Mon école (E. Moselly)






Mon école

J’ai eu le bonheur d’aller à l’école primaire de mon village. Elle ne ressemblait pas aux bâtisses maussades qu’on voit dans les grandes villes, dont les fenêtres sont garnies de carreaux dépolis, et dont les cours sont pareilles à des préaux de prison...

C’était une grande salle au premier étage de la maison commune, ouverte sur les marronniers de la place. Par moment, on voyait la voile brune d’un chaland glissant au ras des toits, et, quand on rentrait les foins, les larges voitures frôlaient les murailles cahotant les faucheurs et les faneuses qui, couchés sur la masse odorante, nous faisaient des signes d’amitié au passage.

E. Moselly (Terres Lorraines)








  • Retenons :

le bonheur
le malheur
de bonne heure
un heurt (heurter)

la cour
le cours

l’amitié
la moitié
la pitié